EPI , LE TEST QUI COMPARE L’ANGLAIS AU NIVEAU INTERNATIONAL

L’EPI (English Proficiency Index), depuis quelques années, permet de comparer le niveau d’anglais entre les pays. R.E.E.L. est allé à la rencontre de Madame Sophie Buchmann, directrice de l’institut EF (Education First)  pour la Suisse romande.

R.E.E.L: L’EPI est, selon une brochure disponible sur votre site www.efswiss.ch, l’indice de compétence en anglais (English Proficiency Index). Pouvez-vous-nous en dire plus ?

SOPHIE BUCHMANN : C’est l’indice de compétence en anglais, qui a été introduit il y a 4 ans. Il s’agit d’un test , introduit par EF, qui permet de mesurer le niveau de langue entre les pays. Chaque année, près de 60 pays font l’objet d’une évaluation. (Cette année, la Suède, la Norvège et les Pays Bas se classent au sommet tandis que l’Algérie, l’Arabie Saoudite et l’Irak arrivent bon derniers. La Suisse est 16ème au classement, NDLR).

R.E.E.L: Quelles sont les raisons d’une telle étude ? Qu’est-ce que cela vous apporte? Influence-t-elle d’une manière ou d’une autre la politique linguistique des pays concernés, et, si oui, comment?

S.B : Nous souhaitons nous positionner en tant qu’institution académique qui situe un pays dans l’univers linguistique et propose des solutions pour  l’amélioration du niveau d’anglais de ce pays. Cependant, notre rôle se limite à cela. En effet,  EF en tant qu’institution n’a pas le pouvoir d’intervenir au sein du système éducatif d’un pays pour ordonner qu’il y ait une réforme. Ce que l’EPI permet par contre, c’est offrir un outil à la politique d’un gouvernement, lui ouvrir les yeux sur la situation linguistique dans le pays en comparaison des autres, de se rapprocher de ces gouvernements afin que ceux-ci puissent penser à des stratégies.  Par exemple, grâce à l’EPI, le Kazakhstan a complètement repensé sa politique linguistique et introduit des bourses pour un apprentissage à l’étranger

R.E.E.L: En quoi consiste-t-il ? Quelles conditions un pays doit remplir pour être éligible à l’étude ?

S.B : Il faut qu’au moins 4000 personnes ait passé le test dans un pays pour qu’il puisse faire partie de l’étude. Le test est constitué d’une partie écrite et d’une partie orale. L’anglais standard est celui utilisé. Il a été crée en coopération avec l’université de Cambridge.

R.E.E.L: Pouvez-vous nous rappeler ce qu’est EF?

S .B: EF c’est une entreprise suédoise fondée par Bertil Hult crée en 1965 en Suède. L’idée c’était de donner la possibilité aux étudiants et enfants suédois d’aller apprendre une langue étrangère en s’immergeant socio linguistiquement dans le pays d’accueil. Nous proposons, parmi les différents services, un service d’apprentissage de l’anglais en ligne, mais aussi  et il s’agit du plus grand département, nous proposons des séjours linguistiques vers diverses destinations telles que l’Angleterre, le Japon, l’Afrique du Sud, l’Espagne ou l’Italie.

R.E.E.L: Votre objectif donc est de favoriser l’apprentissage des langues étrangères grâce à des programmes tels que « Une Année Scolaire à l’Etranger » et « Apprendre une Langue à l’Etranger ». En pratique, comment cela s’applique-t-il ?  Quel est le public-cible ?

S .B : Tout le monde dès 13 ans peut participer à nos programmes tant qu’il y a la volonté concrète d’apprendre une langue. Nous offrons des séjours de 2 à 52 semaines qui s’apparentent plus à un séjour de découverte de l’autre culture. Le programme « un an d’études à l’étranger » est plus complexe, puisqu’il s’agit ici d’apprendre de manière intensive et pratiquement scolaire la langue. Aussi, l’une des premières étapes est de comprendre le but du celui qui veut partir et adapter la formule. On adapte aussi les tarifs au niveau du postulant. Toutes les écoles de part le monde sont les nôtres. Ce qui fait que nous sommes à mesure d’offrir un produit 100% EF du début à la fin.

R.E.E.L: Avec les constants changements dans l’univers sociolinguistique, quel avenir pour l’anglais ? Connaissez-vous des pics significatifs dans le choix d’une langue par votre public ?

S.B : Jusqu’à présent, globalement 90 % des gens qui partent avec EF partent pour apprendre l’anglais.  En Suisse, c’est un peu moins  L’espagnol est aussi beaucoup demandé.

R.E.E.L: Votre organisme a été choisi comme partenaire officiel des programmes linguistiques des 22ème  Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi en Russie. Le Fondateur d’Ef, Bertil Hult avait d’ailleurs réalisé l’un des relais de la Flamme Olympique en 2008, édition durant laquelle vous aviez été choisi comme l’organisme officiel de formation linguistique pour les Jeux olympiques de Pékin.! Quel est votre cahier de charge ? Avez-vous un travail à effectuer sur le terrain et si oui lequel est-il ?

C’est important d’y être présent. Par définition, les jeux olympiques rassemblent tous les pays du monde qui interagissent les uns avec les autres et l’anglais peut servir de principale langue de communication. Notre mission c’est « breaking down barriers between culture and «language”. Nous offrons en tant que sponsor principaux des cours de langues et diverses offres. Les J.O. c’est le lieu même pour mettre cela en pratique.

R .E.E.L: Un dernier mot ?

S.B. : Si vous avez la possibilité de partir dans un autre pays pour apprendre une autre langue, saisissez cette opportunité. L’humilité que l’on tire de cette expérience permet de devenir beaucoup plus respectueux des autres cultures et plus reconnaissant de ce qui est notre quotidien.

R .E.E.L: Madame Sophie Buchmann , merci.

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