UNIPARTY : C’EST FINI !

La messe est dite. Samedi dernier au cœur d’UniMail, s’est tenue la cinquième édition d’UniParty qui a réussi une fois de plus le tour de force de réunir près de trois milles personnes. Sept heures durant les invités ont pu danser sur des rythmes endiablés et s’enivrer de cocktails amoureusement et rapidement préparés par les Barmaids d’un soir. Cette année, j’ai eu la possibilité d’apporter une fois de plus ma modeste contribution au succès de la soirée. Il en a fallu des étapes pour y parvenir, mais, après le départ du dernier invité, on se rend compte que le temps a passé vite. Très vite même.

Octobre 2013. Après l’Assemblée Générale de l’association UniParty, les nouveaux groupes de travail se forment et se mettent en tête de conquérir à leur tour UniMail. Ces groupes vont régulièrement se réunir pour organiser la fête dans ses moindres détails : logistique, programmation, communication, bar, sécurité, logistique, etc. Il s’agit de ne rien laisser au hasard. Tout doit être parfait pour le jour J. Chaque groupe de travail réfléchit pour trouver des stratégies qui leur serviront d’une manière ou d’une autre le moment venu.

Février 2013. A quelques semaines  de l’évènement, les choses s’accélèrent : qu’en est-il du visuel ? Est-ce que l’artiste un tel sera bien présent ? Quid des bénévoles, combien seront présents ? Aucune question n’est clairement résolue et c’est le flou total.

Jour -j- 2 : c’est le branle-bas de combat autour d’UniMail. Déjà plusieurs membres de l’association s’activent pour installer au sein de l’imposante bâtisse divers éléments de décors. Sous l’œil intrigué des étudiants, ils assemblent des pièces de bar ou de vestiaires comme un puzzle géant. On prend la température, on  évalue les ressources à disposition et celles encore à acquérir: rien n’est sûr, il faut être prudent et être prêt à faire face à toute éventualité ; planifier un évènement de l’ampleur d’UniParty va de pair avec le don de prévoyance ou, mieux encore, de voyance.

22 mars, 19h30 : les bénévoles et les membres du comité tiennent une ultime réunion durant laquelle sont données les règles de sécurité et les tâches de chacun. La nuit sera longue et le travail ardu mais l’humeur bonne enfant qui règne à la salle staff empêche le stress de se positionner en maître : tout est désormais prêt pour accueillir les invités. Les équipes rejoignent leur poste sous les premières notes musicales issues des platines des premiers Djs.

22h30 : ouverture des portes. La foule a attendu près de deux heures sous une pluie battante. Très vite, la foule devient dense et compacte ; il est de plus en plus difficile de se déplacer. Aux vestiaires où je suis, chacun se presse pour déposer qui une veste qui un sac en échange d’un jeton. L’afflux est tel que malgré les deux vestiaires, on ne peut l’endiguer plus rapidement.

1h : la fête est à son apogée. Les corps se mêlent sur la piste de danse, Le sol est collant, souillé par les liquides échappés des verres des fêtards. Pour les travailleurs, c’est le fameux rush : il faut faire vite et bien. De jeunes hommes éméchés braillent leur joie de vivre à chaque coin du vaste espace. Des jeunes filles, dont l’allure débraillée en dit assez long sur leur état d’ébriété, marmonnent une suite de mots incompréhensibles à l’attention d’un interlocuteur invisible : le dieu Bacchus s’est emparé de ses fidèles et l’hymne à sa gloire est sur toutes les lèvres.

5h : Après le départ du dernier invité, commence un deuxième bal, celui des zombies. Enfin, c’est ce à quoi ressemble le staff UniParty, dans un état d’épuisement extrême. Mais à cœur vaillant, rien d’impossible ; ils s’attellent immédiatement au rangement et au nettoyage d’UniMail. Il faut tout remettre en place et rendre à au bâtiment, pour lundi matin, sa fonction première : celle de lieu d’études. Eh oui, tout est fini, retour à la réalité.

Mais c’était une belle aventure autant humaine que matérielle. Des amitiés se sont tissés, de nouvelles rencontres sont nés ; chacun des membres d’UniParty se souviendra en bien ou en mal, en bien surtout, de ces six intenses mois de leur vie durant lesquels ils ont travaillé à offrir à l’étudiant genevois plus qu’une fête : un rêve.

Ariane Mawaffo

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *