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Kelly Rowland, Talk a good game, l’album prodige

Le bon vieux R&B est de retour ! C’est du moins ce que l’on peut constater à l’écoute du dernier album de Kelly Rowland, Talk a good game, sorti cet été, dix ans après son premier album solo.

 

De la première à la dernière piste, l’ex-membre des Destiny’s child ravit les oreilles des amateurs de ce style musical, effaçant par la même occasion son escale malheureuse dans l’électro pop. Cela débute par un « freak » qui marque la transition et fait débuter l’album sur les chapeaux de roue. Vient ensuite le single « Kisses down low », frais, fruité, enjoué et sexy. Talk a good game, c’est surtout l’album de la révélation puisque dans l’un des titres, « Dirty laundry », Kelly fait le grand ménage et révèle le cauchemar qu’a été sa vie pendant une dizaine d’année. Ses problèmes de couple et ses difficultés à se faire un nom sur la scène musicale – tandis que Beyoncé, elle, rencontre l’unanimité – sont les deux thèmes centraux de ce single. Accompagnée d’un air poignant et oppressant, la chanteuse laisse enfin sortir de manière ininterrompue toute la peine qu’elle a retenu des années durant. Mais Talk a good game n’est pas l’album de la déchéance, Kelly est bien décidé à ne pas se laisser faire. Dans « Gone », elle affirme son indépendance avec force en signifiant l’impossibilité d’un retour en arrière et dans « Number 1 » elle exprime qu’elle ne tolère pas une place autre que celle de première. C’est dans « You changed », en duo avec les Destiny’s child, qu’elle clame d’un ton tranchant qu’elle n’est définitivement plus la même : « Boy I’ve changed and I ain’t been here waiting , You changed, I changed but it’s too late». À noter en outre un featuring remarqué avec Wiz Khalifa et deux titres produits par Pharell Williams. Talk a good game, c’est sûr, c’est un album qui s’écoute sans modération.

Référence : Kelly Rowland, Talk a good game, Universal Republic, 2012/2013

Ariane Mawaffo

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