
Il est indispensable selon moi de déconstruire les schémas dans lesquels l’on considère l’Afrique depuis le temps de l’esclavage.
Je m’évertue depuis que j’ai cette conviction profondément ancrée en moi à participer autant que possible à cette déconstruction à l’aide de divers outils à disposition : communication, art, littérature, danse, esthétique, santé et j’en passe.
L’un de ces outils est la participation active à une redéfinition du rapport qu’a la femme africaine à ses cheveux. Leur traitement est sorti du simple cadre esthétique pour embrasser une dimension politique ; cela se crystallise notamment à travers le mouvement Nhappy, Natural and Happy duquel je me revendique. Des actions concrètes sont menées jour après jour et les résultats sont là : de plus en plus de femmes africaines embrassent leurs cheveux naturels tels quels et ça fait plaisir à voir.
« L’esthétique de la coiffure africaine » répond à cette amition. Cette exposition qui a eu lieu à Genève du 31 août au 26 septembre 2019 à Châteleine, est une initiative de Guyleine Zouame, en collaboration avec deux photographes Clément Calloud et Merlin Guyllermo , l’un en France et l’autre en Allemagne.